Rapport de Stage collaboratif (suite) : L’arrivée du net dans la crise de la presse.

Un blog appelé « Journalisme Web For The Win » avait très bien synthétisé cette dérive. Dans son seul et unique article intitulé « Je n’avais pas signé pour ce journalisme web » l’auteur anonyme y décrit les travers du journalisme web actuel : le diktat du clic qui pousse tous les sites à retranscrire les mêmes dépêches sans aucun travail d’investigation faute de temps et d’argent. La série Black Mirror réalisée par Charlie Brooker a plutôt bien retranscrit (de manière exagérée certes) cette hystérie du clic instantanée, cette pression de l’instantanée et des réseaux sociaux.  « Plutôt que d’être félicité par un rédac-chef parce que mon papier a été beaucoup lu (des gens lisent tous les jours, merci chef), je préférerais plutôt être félicité parce que j’ai bien enquêté (sans que les deux ne soient incompatibles). » confie t il.

Internet = fin du papier? Really?
Internet = Fin du papier? Really?

Et d’un autre côté, on peut lire dans le manifeste de la Revue XXI que « pour parvenir à se financer uniquement sur le Net sans dégager un seul dollar de bénéfice, une rédaction de la taille de celle du New York Times devrait égaler l’audience de Google » autant dire mission impossible. Rien de bien rassurant pour les finances des rédactions et des journalistes freelance qui voient avec un certaine appréhension l’apparition de « fermes de contenus », des agences qui produisent des milliers d’articles pour peu de frais.  Et encore, on ne parle pas des prototypes de robot journaliste

Prochain extrait : Pur Player, blog, mook, media de niche et lab en tout genre… vraiment la solution?

Photo Hunter Thompson : ianmunroe

Photo journaux : Ns Newflash