Rapport de Stage collaboratif (suite) : L’arrivée du net dans la crise de la presse.

Suite de l’expérience « rapport de stage collaboratif ». On a vu dans un premier temps une sorte d’historique de la crise de la presse. Maintenant, voyons l’arrivée du net dans ce bordel.

L’arrivée du net n’a fait qu’amplifier cette tendance de fond. La multiplication des sites de médias traditionnelles, l’information en quasi temps réel disponible gratuitement, le (micro) blogging etc… La concurrence est encore plus rude. Le marché de la publicité s’est agrandit. Certes, comme pour les média traditionnelles, les annonceurs trouvent des sites spécialisés qui permettent d’avoir un meilleur ciblage de l’auditoire. Il reste cependant la problématique de l’audience qui se traduit sur le net en nombre de visiteurs. Dès lors, les questionnements changent pour les journalistes. Non seulement ils doivent produire un contenu vendeurs, mais en plus ils doivent le penser pour le format internet.

La réactivité qu’exige le numérique, la politique du clic, la demande de maîtrise d’outils en constante évolution amplifient la pression qui repose sur les professionnels de l’information. Le journalisme web est un métier à part entière et rare sont les média traditionnels qui osent s’aventurer réellement sur le net, en France en tous cas. Dans l’Hexagone, tout le monde attend de trouver LE système qui marche. En particulier pour pour les journaux papier qui ont vu arrivé en très peu de temps les journaux gratuits et les sites d’information gratuits. En exagérant, on pourrait aussi citer les réseaux sociaux qui peuvent être parfois en avance sur les média plus classique (on l’a vu avec l’affaire DSK par exemple).

L'écriture a bien changé depuis Hunter Thompson! Pas sûr que ces (très) long articles passeraient encore aujourd'hui...
L’écriture a bien changé depuis Hunter Thompson! Pas sûr que ces (très) long articles passeraient encore aujourd’hui…


On note aussi que de nouveaux mots, de nouvelles formes de contenus émergent (live report, revue de tweet, webdocumentaire, dataviz… ) mais marchent beaucoup moins que  »l’
infotainment » ce mélange d’information et d’entertainment (comprenez divertissement). Dès lors c’est la guerre des mots clés (ou tag), de l’optimisation pour les moteurs de recherche (SEO ou Search engine optimization) et des titres accrocheurs qui amènent le lecteur sur la page internet des médias. Les moteurs de recherche et les réseaux sociaux sont alors les outils principaux pour faire venir du trafic, d’où l’apparition de professionnels de ces questions dans les rédactions. J’entends par là, l’arrivé de community manager, de trafic manager, de responsable SEO, etc… Tous viennent pour faire en sorte que le site soit vu par le plus grand nombre, parfois au détriment de la forme et du fond.