Et si vous m’aidiez sur mon rapport de stage? Petite expérience…

Aujourd’hui, j’ai envie de tenter une petite expérience.

Là je pars pour un stage de 6 mois. Et je me suis dit : Pourquoi pas publier des bouts de mon rapport de stage pour l’améliorer à l’aide des internautes ? Hé oui, je pars en stage. Je suis désormais brand journaliste pour Qivivo, une start up dont on reparlera très prochainement je suppose. L’occasion pour moi de m’interroger sur les problématiques du métier auquel j’aspire. N’hésitez pas à me faire part de votre avis, à corriger certains points, m’envoyer des fleurs ou des tomates (au choix)… Et pardonnez ce style convenu, moi aussi ça me désole mais mes profs ont demandé un style académique alors forcément, c’est pas funky. Bonne lecture

1er extrait : Début d’analyse de la crise de la presse
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Le lolcat = tentation du clic facile

Perte de confiance, effondrement des revenus publicitaires, baisses des ventes… Le journalisme est en crise depuis un moment. Les explications sont diverses, souvent biaisées par des tendances technophiles ou à l’inverse technophobes. Couramment on attribue le commencement de cette crise avec la banalisation d’internet dans les foyers ou avec l’arrivée du web 2.0.

Crise de la presse et marketing éditorial

Seulement c’est oublier un peu vite l’histoire du journalisme qui connaît une évolution sans précédent depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. La radio puis la télévision se développent avec à chaque fois son lot d’interrogation. L’un va t il remplacer l’autre, la gratuité, de la passivité de l’auditeur/spectateur en comparaison du lecteur de journaux papier…. Tant d’interrogations qui nous paraissent maintenant hors propos et qui pourtant resurgissent avec l’émergence d’internet. Selon Robert G. Picard tout commence à changer il y a 20ans. Selon lui « a convergence de la technologie, du marché et des politiques modifia l’environnement médiatique, favorisant le développement et l’influence grandissante de groupes privés. » concordant avec la généralisation de certains types de journaux, de magazines, du satellite et des chaînes câblées. On notera aussi que son analyse fait coïncider cette évolution avec l’ouverture en France des radios libres sous Mitterrand. Ainsi le privé s’insère dans les rédactions qui jusque là étaient dirigés par l’état. En quoi cela va t il changer le traitement journalistique ?

Lechangement ne sera pas direct. Il sera plusdiffus.Cette explosion desmédias aengendré « un niveau de concurrencejusque-làinconnu entre lesmédias pourcapter le temps et l’argent du public » car qui dit  »investissement privé » ditaussi  »retour sur investissement ».Ainsi, lesmédias ont pour nouvellescontraintes detrouver unéquilibre financieravec desdépensesrelativementsimilaire et desrevenus à labaisse du fait de la multiplication de la concurrence. Eneffet, l’offre médiatique (etpublicitaire)explosealors que lademande n’augmente pas (voirmêmebaisse).Ceci porte unsérieux coup à larentabilité decesmédias et « parconséquent, leseul moyen pourunesociété d’élargir son public ou d’augmentersesrevenuspublicitaires est de prendre de l’audience et descontratspublicitaires à sesconcurrents ».

Dès lors, une bataille féroce s’engage. Journaux, chaîne de télévision, station de radio commencent à appliquer des méthodes du marketing afin d’attirer le public vers leurs productions, usant de leurs noms comme une marque (branding). Picard décrit alors « une quête frénétique d’audience » dans son article. Étant donné que les chiffres d’audience (pour les radios et les télés) et que les ventes (pour les journaux papier) sont scrutées à la loupe, il faut à tout prix attiré le public. Certains parlent même de « marketing éditorial » On mise alors sur le divertissement, le choquant, l’exclusif « sans autre but que de favoriser les goûts primaires et les tendances voyeuristes afin, avec un peu de chance, d’attirer l’attention » nous dit Picard. Avec en arrière fond l’idée de vendre aux annonceurs du  »temps de cerveaux disponibles » (pour reprendre la célèbre phrase de Patrick Le Lay ancien président-directeur de TF1). Et encore, Picard ne parle pas de la presse gratuite ! « En dix ans, cent soixante-dix journaux ont cessé de paraître rien qu’aux États Unis » affirment Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry dans le Manifeste de la Revue XXI. L’arrivé du gratuit, mais pas uniquement papier…

Prochain extrait : l’arrivé du net dans ce bordel

Photo de chat : HoneyGoune

Photo bleu : rcade